"Je m'appelle Ibrahima Seye. Je suis venu du Sénégal et actuellement j'habite à Alma depuis janvier 2025. Je suis marié à une femme et nous avons trois enfants qui sont encore au pays, nous attendons pour les faire venir lorsque nous aurons le permis. Mon épouse est là, au Canada, mais nous ne vivons pas ensemble, car elle a eu une opportunité de travail à Trois-Rivières".
"Au Sénégal, les week-ends, on faisait des visites aux voisins ou bien aux parents qui sont à côté, et parfois on amenait les enfants à la plage pour faire une petite balade et puis après revenir à la maison. Maintenant je vois qu'ici au Québec, c'est pratiquement pareil. Actuellement on attend de voir si on parvient à réunir la famille, on pourra vivre la même chose quoi. Et c'est ça qui va nous permettre de bien s'intégrer. J'avais un diplôme et je travaillais là-bas comme responsable et maintenant ici je suis un simple opérateur. Je suis venu au Canada avec de nouveaux défis".
"J'ai encadré pas mal d'étudiants de mes anciens profs. Ça donne de la motivation quand on te confie quelque chose, et tu sens que ce quelque chose qu'on t'a confié tu l'as bien fait. Je me sens fier de ces réalisations-là au pays. Il y a aussi ce qu'on appelle la résilience qui me permet vraiment de poursuivre mes objectifs. Du point de vue émotionnel, c'est stressant parce que tu te dis : Les conditions, le statut que j'ai là, est-ce que ça va me permettre d'y arriver ? Mais je me focus sur l'objectif, il faut être résilient à chaque situation".
"C'est d'avoir la résidence permanente et de permettre à mes enfants de me rejoindre ici. Parce que quand tu ne les vois pas, peut-être sauf par téléphone, que tu les quittes, c'est difficile quoi. Les enfants ils sont tellement euphoriques. Ils disent : « Papa ! Quand est-ce qu'on va venir là-bas ? ». Parce qu'ils aiment être avec toi et leur maman. Parce qu'être avec les enfants les week-ends, ça te comble. Tu te sens chez toi".